Je peins à l’huile ou à l’acrylique sur toile. Au fil des ans, mon travail s’est départi de ses détails pour ne conserver que les seules lignes essentielles à la compréhension de l’œuvre.

La représentation du cube, à laquelle ne s’accroche aucune fioriture, est mon principal outil dans l’élaboration de paysages urbains.

Je travaille sur deux plans à la fois. D’abord sur un plan figuratif. Ainsi j’accorde une grande importance à la perspective et à la justesse des lignes qui, au fil des étapes, perdent un peu de leur froide rectitude.

Je prête aussi de l’attention à la précision des différentes teintes que l’on retrouve dans les zones éclairées et celles ombragées. Mais j’ai aussi un autre regard sur le tableau.

Je le construis, en même temps, comme un tableau abstrait. Je n’y vois alors que de grandes masses de couleurs qui s’appellent, s’épousent en douceur ou qui s’entrechoquent dans de grands heurts.

Aucun de ces deux aspects n’a de préséance sur l’autre. Les deux sont des parties intégrantes du tableau.